Comment nommer ce qui ne laisse pas toujours de traces bleues sur la peau ? À partir de quel moment peut-on légitimement demander de l’aide ? « La violence n’est pas permanente… ce n’est pas si grave ». Longtemps restée sous silence, la violence conjugale est ici mise en lumière pour lever le tabou.
Aider les femmes à s’en libérer, les soutenir pour défendre leurs droits et renforcer leur estime d’elles-mêmes : ce film est une démonstration pour les victimes qui, pas à pas, deviennent actrices de la solution. En trame de fond plane l’image du Kintsugi : on répare l’humain comme une porcelaine brisée. La fêlure reste visible, on n’efface pas le passé, mais on fait preuve de résilience. La cicatrice devient alors le témoignage d’une dignité retrouvée.
Le film rend aussi hommage au travail des accompagnatrices du collectif CVF. Par leur tendresse, leur compassion et une confiance inaltérable, elles instaurent un lien précieux pour aider ces femmes à restaurer l’image qu’elles ont d’elles-mêmes.
La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Bernadette Saint-Rémy et des travailleuses du CVF.